boue.gifJ'ai découvert ce romancier mexicain, Guillermo Fadanelli avec son dernier roman intitulé Boue. C'était la première fois que je lisais un auteur sud-américain (il faut bien une première fois) et franchement, je n'ai pas été déçu.

Je ne savais à quoi m'attendre avec ce roman de 347 pages. L'histoire débute dans un petit appartement où vit Benito Torrentera, un professeur de philosophie âgé de 49 ans. Au fil des pages, ce professeur de philosophie qui n'attend plus rien de la vie et qui vit chichement, comptant soigneusement ces pesos afin de pouvoir de temps en temps, s'offrir de bonnes bières fraîhes va alors faire la rencontre d'Eduarda, 21 ans dans une épicerie.

La rencontre sera brève, un échange de mots, des regards et il se sent alors un peu dégueulasse en sortant du magasin, lui qui vient de lorgner le cul de cette jeune fille qui pourrait être sa fille.

Le lendemain, c'est elle qui frappe à sa porte et il va l'accueillir dans son petit deux pièce et va découvrir qu'elle se cache car elle a volé la caisse du magasin et tué le caissier Au lieu de la livrer à la police, il va s'enfuir avec elle,

Au fil de ce roman qui m'a fait penser à un roman issu de la veine d'un Bukowski ou d'un Kerouac, c'est toute l'image du Mexique du 21ème siècle que nous dévoile Guillermo Fadanelli, Un Mexique où la police et le gouvernement sont corrompus. un Mexique où la chaleur étouffe les paysages tout comme fait perdre la tête aux plus fragiles d'entre eux et où la philosophie n'est, hélas, d'aucun secours...

Boue de Guillermo Fadanelli – Aux éditions Christian Bourgois.